mercredi 5 novembre 2014

La lampe sous le boisseau.

English langage below
Je tombe par hasard sur un discours du Pape le 28 octobre
Certes La Croix a fait un article sur ce sujet mais rien dans les autres médias.
Et pour cause. 
La presse nous donne ce qui nous intéresse et ce qui nous permet de nous positionner à bon compte comme des défenseurs du bien.

Le pape qui s’en prend à l’argent roi et à la culture du déchet en présence de Evo Morales fait consensus pour qu’on ne  mette pas son discours en lumière.
Il est casse pied ce pape.
Il nous balance les béatitudes en plein cœur quand nous voulons simplement un smartphone qui nous permette de nous chipoter sur le gradualisme.
Il nous colle sous les yeux Matthieu 25 quand nous préférerions  tweeter sur la couleur des rasoirs.


Il s’en prend au néolibéralisme quand nous nous y complaisons tentant de nous convaincre qu’en triant nos déchets et en envoyant un chèque à une ONG nous en faisons assez.
Il agace la gauche qui a renoncé depuis longtemps à la critique du néo libéralisme pour réduire son discours au libertarisme bobo, il agace la droite qui continue en douce à soutenir le néo libéralisme, il agace tout le monde en fait.
Il appelle à la conversion du système dont nous critiquons les dérives sans vouloir attaquer le mal à la racine parce que bon an mal an nous croyons y trouver notre compte. 
Nous crions haro sur les structures de péché, les deux pieds ancrés dans leur racine.
Il appelle à la conversion mais la souhaitons-nous autrement qu’avec un discours de façade.
Il appelle à la sainteté quand nous nous contenterions d’être de bienheureux consommateurs.
L’argent est roi, nous sommes tous ses serviles et il le dit.
Bref, il met la barre haute et nous préférons passer dessous en brandissant des étendards rassurants  qui nous évitent de la voir.

Et je suis la première concernée. 

The lamp under the bushel basket

I’ve just red a Pope’s 28 October speech.
Only rare articles were written on this subject for good reason .
The press gives us what interests us and what allows us to position ourselves cheaply as defenders of good.


The pope attacking the king money and culture of waste in the presence of Evo Morales make consensus on do not put light his speech.
This pope is breaking up.
He speaks about the Beatitudes when we just want a smartphone that enables us to quibble on gradualism.
He highlights Matthew 25 when we prefer debate on color razors.

He criticizes neoliberalism when we wallow on,  trying to convince ourselves that with our waste sorting and our check sending  to an NGO we are doing enough .
He annoys the left who has given up the critique of neo-liberalism to reduce his speech to libertarianism  he annoys the right who continues to support neo-liberalism. He  annoys everyone in fact.
He calls for the conversion of the system that we criticize the excesses without wanting to attack the problem at its root because year after year we believe we find our account in.
We cry out on the structures of sin, both feet rooted in their root.
He calls for the conversion but do we want more than a speech façade.
He calls to holiness when we confine ourselves to be blessed consumers.
Money is king, all we are serviles and he said it.
In short, he sets the bar high and we prefer to go under, waving reassuring banners that prevent us from seeing it.


And I'm the first in question.

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