mercredi 24 septembre 2014

Mon grain de sel.

In English bellow
Je suis les déclarations des évêques au sujet des sacrements et des divorcés remariés.
Les règles canoniques et les sources doctrinales sont rappelées par certains, la miséricorde est mise en avant par d’autres, la notion de pérennité du péché est discutée.  Chacun exprime son point de vue et écoute l’autre (j’espère).
La kto de base que je suis regarde autour d’elle.

Cette femme pilier de la paroisse qui a été trompée par son mari de façon continue et qui a fini par divorcer, a trouvé auprès d’un autre homme un ami, un frère lui aussi divorcé. Malgré tout, elle a su faire de sa famille une église domestique suffisamment féconde pour qu’un de ses enfants soit en route pour la prêtrise. Cette femme donc ne peut communier et pire pour moi, ne peut plus recevoir le sacrement du pardon dans sa paroisse. Pourquoi ? Pas pour des raisons théologiques mais parce que cela fait scandale !!! Dans la foulée, elle n’a plus aucune mission en paroisse et nous sommes bien peu ceux qui l’accueillent à bras ouverts lorsqu’elle vient à la messe dans notre paroisse ou mieux à l’ordination de son fils !
Je ne parle pas des prêtres mais de paroissiens qui préjugent la vie de ce couple et en font un motif de scandale.
Cette femme « légalement » est en conformité avec le droit canon de plus elle est un arbre qui porte du fruit mais la communion en église n’est pas pour elle. Elle en souffre et moi aussi.


Pour rassurer ceux pour qui sa situation de vie fait scandale, il faudrait sans doute qu’elle se lance dans une procédure de nullité mais elle ne le souhaite pas après une vie de couple et des enfants et surtout un consentement qui pour elle n’était pas vicié ou faudrait-il qu’elle produise « un certificat de non consommation » en chaire?

Cette autre femme qui après un procès en nullité s’est remariée à l’église et a vu son fils né du premier mariage si triste parce qu’il a vécu cela comme si il était né d’une union qui n’avait jamais existée. Le divorce, c’est deux parents qui se séparent. L’annulation pour lui c’est faire comme si ce mariage n’avait pas existé. Certes ce n’est pas le sens de la nullité mais c’est son ressenti.

Un autre enfin, qui porte dignement sa croix depuis des années, pratiquant, engagé dans la paroisse en sachant que jamais il sera pardonné et il ne pourra communier car il s’est remarié et que sa « situation de vie » (il a eu des enfants de ce second mariage) est reçue comme un refus de conversion.  Il ne se plaint pas mais en souffre. Pour toujours ? Faudrait-il qu’il demande l’annulation de son premier mariage pour « régulariser » alors même que sa seconde épouse n’est pas croyante et qu’il ne se remariera donc pas à l’église ?

Je sais qu’en vous racontant ces histoires je ne fais pas avancer le débat théologique et canonique mais il me semble que  des personnes qui croient au Christ et le suivent de leur mieux comme tous chrétiens en chutant, en se faisant des bosses avec toujours au cœur la conviction qu’ils sont aimés de Dieu méritent un débat qui n’en reste pas au droit sec et juste mais s’ouvre aussi à la miséricorde qui irrigue et dépasse la justice.

Une commission a été chargée par le pape « d’alléger » la procédure d’annulation qui est trop longue.   Un synode doit réfléchir entre autre à ces questions. Je ne sais pas personnellement ce qui doit être décidé, je lis les arguments des uns et des autres et je prie pour que l’esprit saint souffle lors du synode et inspire ses participants surement plus compétents que moi.


Et quoiqu’il en soit, je continue à accueillir mes amis qui souffrent,  à les soutenir et à prier pour qu’ils ne tombent pas en désespérance. 

Voilà  c'est mon grain de sel, j'espère qu'il ne crissera pas sous votre dent, ce n'est pas mon objectif.




My two cents.

I follow the bishops' statements about the sacraments and the divorced and remarried .
The canonical rules and doctrinal sources are remembered by some of them, mercy is put forward by others, the notion of sustainability of sin is discussed. Each expresses his views and listens to the other (I hope).
The basic Kto I am is looking around her.

This woman, pillar of the parish, who has suffer of  the continuously  betrayal of her and ended up divorced, found with another man a friend, a brother also divorced. Still, she has managed to make her family a domestic church fertile enough so one of her children is on way to the priesthood. Then the woman can’t receive the Holy communion and worse for me, can’t receive the forgiveness sacrament in our parish. Why? Not for theological reasons but because it cause a scandal !!!
She no longer has any mission parish and we are very few who welcome her with open arms when she comes to Mass in our parish or better at the ordination of his son !
I'm not talking about priests but parishioners who prejudge the life of this couple and make a pattern of scandal.
This women is "legally" in accordance with canon law. More she is a tree that bears fruit but communion in church is not for her. She suffers and myself too.


To reassure those for whom her life situation is a scandal, it would need probably to start an annulment but she doesn’t  want after a married life and children, and especially her consent was not vitiated or should has she need to produce a "certificate of non-consumption" at the pulpit?

This other woman after an annulment, remarried in church and saw her son's first marriage so sad because he lived it as if he was born of a union that had never existed. Divorce is both separating parents. annulment for him is to act as if this marriage did not exist. Certainly this is not the sense of annulment  but it is his feeling.

Another finally, who is  bringing his cross with dignity for years, practicing, committed in the parish knowing that he will never be forgiven and he can’t communicate because he remarried and that his "life situation" (he had children of the second marriage) is received as a refusal conversion. He does not complain but suffers. Forever? Should he seek annulment of his marriage to "regularize" even if his second wife is not a believer and therefore will not ask to be remarried in church?

I know that by telling you these stories I do not advance on the theological and canonical debate, but it seems to me that people who believe in Christ and follow him the best they can as all Christians, falling, becoming bumps with always heart the conviction that they are loved by God deserves a debate that remains dry and upright but also opens at the mercy which irrigates and exceeds justice.

A committee was appointed by the pope to "lighten" the annulment procedurewhich is too long. A synod shall reflect, among other on these questions. I personally do not know what needs to be decided, I read the arguments of each other and I pray that the Holy Spirit breath at the synod and inspires its participants, probably more competent than I.


Aanyway, I continue to welcome my friends who suffer, to support them and pray that they do not fall into despair.

Here is my two cents, I hope it does not crunch under your tooth, it's not my goal.

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