lundi 4 août 2014

Tous les mêmes

S'il y a une chose qui m’agace, c ‘est lorsque un interlocuteur me balance à la figure, l’inquisition, la pédophilie de certains prêtres (On me parle plutôt de la pédophilie des prêtres parce qu’ils le sont tous non ?) ou encore des ors et des horreurs du Vatican illuminati.
Cela m’agace parce que quelque part on me demande à titre personnel, d’assumer les péchés, les dérives de l’église universelle et même les délires phantasmés du fameux interlocuteur.
L’idée sous-tendue est que si  je suis catholique, si je le  reste malgré tout ça cela c’est que je cautionne. Et mon interlocuteur se drape dans sa libre pensée pour me juger.
Au mieux, je suis une idiote abrutie par les rosaires au pire, je fais partie consciemment de cette lie et je mérite l’opprobre ou pire.

Bref, cela m’agace mais il en faudrait plus pour me mettre en colère d’autant que je trouve que je ne suis pas la plus mal lotie par les temps qui courent :
Etre Juif  et devoir faire son autocritique pour les massacres de Gaza.
Etre musulman et être sommé de se prononcer publiquement contre les djihadistes sous peine d’être accusé dans les deux cas de complicité avec la barbarie.
La conclusion auquel on peut arriver est que toutes les religions sont le mal et certains n’hésitent pas à sauter le pas (presque un pas de gigue joyeuse).
C’est tellement facile de généraliser surtout lorsque cela correspond à nos à prioris (et je me mets dans le même sac)
Lorsque l’on leur fait remarquer le bien que font les croyants dans le monde, ils balayent d’un revers méprisant l’argument parce qu’il n’y a pas besoin d’être croyant pour faire le bien.
C’est vrai, le bien et le mal sont équitablement partagés dans le monde que l’on soit croyant ou pas  et j’aimerai que cela soit un peu plus présent à l’esprit de tous, croyants ou pas.
C’est vrai qu’il est plus facile pour quelqu’un de reprocher à un homme, un peuple ses fautes et sa barbarie en s’appuyant sur le fait que sa religion est une horreur contrairement à la sienne ou en arguant du fait que toutes les religions ont dans leur essence même la violence sans reconnaitre que le mal est aussi en ceux qui n’en ont pas.
C’est aussi plus facile pour des salopards de se planquer derrière la religion pour justifier leurs turpitudes au nom de Dieu.
C‘est moins facile pour nous tous d’admettre que le mal est partout, à commencer en soi  et que le seul chemin n’est pas le rejet de l’autre mais la paix.
Se renvoyer nos fautes, nos erreurs et nos errements, se braquer sur nos vérités ou notre Vérité que nous ne sommes même pas capables d’appliquer  mais que nous assenons aux autres c’est finalement si facile.
Premier pour accuser alors qu’il faudrait être premier pour construire la paix.
Certes pour construire la paix il faut être deux mais il faut surtout un premier, celui qui se lance car il sait qu’il n’y a jamais de vainqueur dans nos querelles et nos guerres.
Le bien dans ce monde, c’est l’ensemble de ces premiers.
Il y en a heureusement dans notre quotidien et dans l’histoire des hommes.

Ils nous disent que nous sommes tous les mêmes, tous dans la même histoire et dans leur bouche c'est un signe d'espoir au lieu d'être un jugement désabusé.

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