vendredi 13 juin 2014

Parce qu’ils le valent bien


Le chaos fondamentaliste règne sur le Moyen orient. On s’entretue au nom de Dieu.
Les informations nous arrivent en pleine figure et nous tentons de nous faire une idée de la situation, de comprendre, de visualiser.

Imaginer ce que l’on peut ressentir lorsqu’il faut fuir sans rien parce que l’on craint la mort  sans savoir où aller et si cette fuite permettra d’éviter le pire.
Imaginer la vie dans les décombres pris entre deux feux  au quotidien parce que demain est juste une hypothèse.
Imaginer ou tenter d’imaginer l’impossible pour nous qui n’avons jamais vécu la guerre.
Imaginer car lorsqu’on est loin, on ne peut pas plus et c’est si peu.

Mais comment imaginer ce que l’on ressent  dans la tourmente, quand il faut prendre sur soi pour continuer à vivre malgré tout, nourrir sa famille, préserver au mieux ses enfants. Continuer.
Comment imaginer que pour l’immense majorité, la vie continue avec les autres communautés parce que la terreur ne doit pas gagner la bataille et que la haine c’est la vrai défaite.


Alors face aux messages terrifiants, aux images révoltantes, lorsque la colère monte et l’envie de vengeance pointe son nez, j’essaie de m’imaginer la famille de mon ami irakien et celle de mes amis syriens et leur courage quotidien pour continuer, pour ne pas perdre la bataille, la vraie, celle de la résistance à la terreur et la haine.


Je leur prends la main de mon amie, nous buvons un café en esquissant des sourires timides et nous tentons d’être courageuses comme ceux qui sont dans la tourmente en refusant la colère et la haine parce que sur place, ils nous donnent l’exemple du vrai courage et qu’ils valent bien que nous en fassions autant.

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