lundi 27 mai 2013

Défendre les enfants



Mais contre quoi ?
Dimanche dernier, c’était contre la perte de la filiation mais personnellement j’espère arriver à défendre aussi mes enfants de la banalisation de la sexualité aberrante. 
Je viens de voir sur zone interdite une série de reportages sur les familles puis sur jeunes ados pour les 20 ans de cette émission. Le tableau dressé est vraiment gore.

Je ne reviendrai pas sur les nouvelles familles ou plutôt pas dans ce billet. 
Je m’interroge aujourd’hui sur la sexualité aberrante .

Quand j’étais gamine, pour voir un film porno, il fallait aller dans un cinéma borgne, puis il y a eu les cassettes vidéo puis le film crypté sur canal + (le progrès)  et pour finir internet.
Bref, l’accès à la pornographie est devenu immédiat et gratuit.
Déjà pour les adultes, je suis perplexe, mais nos enfants visionnent cela aussi ne vous y trompez pas. Et s’ils ne les visionnent, pas leurs camarades le font et diffusent autour d’eux ces pratiques aberrantes comme normales.
Pour les jeunes garçons, même les très jeunes garçons,  les filles sont toutes des chiennes sauf ma mère et encore.

Pour les jeunes filles, les codes aussi sont troublés.  Certaines pensent que les mots et les attitudes du porno sont la norme.
Bref, nos jeunes sont complètement déstructurés affectivement. Et ne croyez pas que c’est chez les autres seulement.
Plus de romantisme, plus de rapport entre sexe et amour. Aller à la recherche du sexe sans limites.
La fidélité, la société a accepté que ce n’était pas bon pour l’épanouissement de individus.  
Et les films pornos ne sont plus les seuls médias. Regardez les clips de certaines chansons à la mode, regardez les pubs.
Je sais, je dresse un tableau très noir mais nous sommes, nous adultes, responsables de cette situation parce que nous avons applaudi ou pire, nous avons été indifférents à ces dérives soit disant source de progrès et  de libération.  
Pour notre « plaisir » personnel, nous avons oublié que nous sommes aussi des référents  sur ce sujet pour nos enfants.
Nous sommes des adultes libérés des tabous et nous sommes dans le même temps repères pour les enfants. Quels repères ?
Tout est normal, tout est bien, tout est beau.
On nous parle de progrès mais où est le progrès ?
Demain, on apprendra à nos enfants à l’école que l’homosexualité est fun et pourquoi pas finalement. 
Au niveau où nous en sommes ce n’est finalement pas faux.
Tout est normal, tout est bien, tout est beau.
Enjoy ! Trop bien ! Mais nos enfants …

6 commentaires:

  1. Article malheureusement tellement vrai...

    heureusement certains artistes ont encore un vrai goût du beau dans l'image comme dans leur musique ( http://www.youtube.com/watch?v=JGCsyshUU-A )

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  2. Mais l'homosexualité est "fun", aussi fun que les pratiques hétérosexuelles, pour les personnes concernées. Ce n'est pas le problème.
    Le vrai problème réside dans le fait d'enseigner le "fun", le plaisir physique personnel sans limites, sans responsabilité, sans préoccupation d'aucunes conséquences, comme seul et unique repère. Par le passé, on glorifiait la souffrance, d'une manière tout aussi excessive, stérile et aliénante. Bascule: après "la vie c'est pour en ch..." et autres "la vie est une tartine de merde", place à "la vie sa doi etrent fun lllolll !!!!" Dans un cas comme dans l'autre, il y a confusion fin-moyens et asservissement de nos enfants à une drogue. Autrefois, la soumission doloriste censée apporter gloire et fortune, aujourd'hui, le plaisir censé apporter une réponse simple et tangible à l'immatérielle quête du bonheur.
    Dans chaque cas, on a embauché les valeurs dominantes du temps pour emballer la seringue. Ce furent fortune, élévation sociale, virilité, force, et même Salut. C'est aujourd'hui progrès, liberté, égalité, tolérance.
    La constante, c'est le dévoiement de valeurs pour emballer une seringue de drogue, et la mise au pas des peuples.

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  3. Je suis tout à fait en phase avec votre billet ainsi qu’avec le commentaire de @phylloscopus. Il y a une banalisation d’une logique de consommation de plaisirs comme une fuite en avant. Il semble que la logique soit que celui qui n’a pas joui n’a pas vécu… il faut rechercher du sensationnel ou de l’exploit pour se comparer aux autres, sensationnel dans les loisirs, toujours plus dans le voyeurisme télévisuel, exploit dans la jouissance sexuel. Sur ce que vous dites qui est « gore » c’est bien d’expérimenter des choses qui relèvent du fantasme de chacun ; assouvir un fantasme procure forcément une « dose » de sensationnel beaucoup plus importante que lorsqu’il se banalise. Dans une fuite en avant dans le plaisir, il y a un corollaire (corollaire non nécessaire serte) qui est de chercher une surenchère de plaisir. Cela me semble en effet manifeste en matière sexuelle comme vous le signalez.

    Sur le fond, et d’une manière plus générique, pour rebondir sur le commentaire de @phylloscopus, il me semble que cette quête du plaisir et ce refus des difficultés de l’existence sont liées. Ne procèdent-elles pas toutes les deux d’une perte du sens de ce qu’est le bonheur ? Pour cheminer vers le bonheur, il faut parfois de l’effort et de la constance, des renoncements aussi à des plaisirs de cours termes. Ne pas céder à la tentation d’une « aventure » avec un collègue par exemple pour garder la confiance de son conjoint, un bien autrement plus précieux, durable et fondateur qu’un cinq-à-sept (aussi agréable et passionnel soit-il). Par analogie, on peut penser à l’effort que représente l’investissement dans un bien immobilier pour les classes moyennes par comparaison au paiement d’un loyer : l’écart d’effort consentit pour acquérir sa résidence principale au détriment de consommations immédiates (vacances, habillement, voiture…) est rendu « au centuple » par le fait de devenir tous les mois un peu plus propriétaire et donc, au terme du placement immobilier de n’avoir plus de charge « de loyer » à payer ; l’intérêt économique « de long terme » est évident surtout à l’heure où les régimes de retraites semblent compromis. Ne plus avoir de loyer à payer est déjà un pas immense sur les besoins financiers de sa retraite.

    Une vision proprement humaine n’est-elle pas justement de chercher un bonheur solide et durable ? Et que pour cela il faut savoir, avec discernement, faire une juste mise en perspective des enjeux parce que justement, tout n’est pas normal, tout n’est pas bien, tout n’est pas beau.

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  4. Malheureusement, dans un monde adulescent, entre le bonheur, ineffable, immatériel, toujours à construire, difficile à définir et perpétuellement remis en cause, et le plaisir, concret, tangible, immédiat, et... achetable, le premier n'a aucune chance...

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  5. problème de l'immédiateté, exacerbée par les technologies récentes...
    plus rien ne s'inscrit dans la durée.

    peut-être faudra-t-il avoir à nouveau faim et froid et peur pour se rendre compte que les véritables valeurs sont celle qui nous apportent la sécurité, avant tout.

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  6. Ma fille grandit. La dernière. Dans un monde où l'on peut parler de sexualité en parlant " de cul".
    J'ai souffert du libertarisme.
    Années 70/80: tout est possible, tout est donc libération.
    C'était interdit de dire et même de penser que qq chose n'allait pas.
    Esprit dézingué, je bats la campagne, alors.... Trouve un psy. Constate que je vais mieux. Mais pas le monde. Donc urgence de bouger.
    A présent ,il y a des jours où mon angoisse est plus forte. Ma colère.Contre tous les idéologues, les simplificateurs qui ont sacrifié 1 jeunesse à des idées sur la libération sexuelle qui n'en est pas une.
    Marie C

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