vendredi 12 avril 2013

C'est tout...


Il y a deux endroits dans mon bled ou l’on rencontre la misère du monde.  Non je ne parle pas des restos du cœur ni du secours cat mais plutôt des urgences de l’hôpital et du commissariat de police.
Ces endroits, nous n’y allons pas généralement en position du bénévole qui accompagne les plus faibles. 
Nous sommes nous-même en position de faiblesse au milieu d’autres faibles, meurtris, blessés.
Hier c’était le commissariat pour changer.
Je tiens d’abord à vous signaler le gardien de la paix. 
Cela fait 9 ans qu’il fait ce métier.
 Il est bien fatigué mais il a toujours un regard humain sur les victimes mais aussi sur les délinquants.

Devant les visages de suspects qui défilent sur son ordi,  je vois la misère, la colère, le manque d’amour. Des gosses.
A l’accueil, d’autres misères, celles du divorce, de la haine entre voisins… 
Des gosses là aussi.
Et du coup, ma colère, ma haine naissante fait place à ….
De la tristesse, et tout au fond de l’amour pour tous ces gens qui prennent le chemin de travers.
Je veux croire que malgré les détours ils avancent.
Je veux croire et je crois que tout au fond, il ne faudrait pas grand-chose…
De l’amour vrai, c’est tout et pourtant c’est  TOUT.

1 commentaire:

  1. je fais mien ce que vous écrivez; pour ma part, c'étaient il n'y a pas longtemps les urgences: la misère du monde, parfois la détresse, et le personnel soignant toujours prêt, disponible,....

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