lundi 17 décembre 2012

Toujours mieux


Un reportage de canal + sur  le harcèlement sexuel en Egypte va  être diffusé ce soir.
On y voit des jeunes hommes frustrés  et les personnes interrogées leur trouvent des excuses
Pas de sexe en dehors du mariage et pour de nombreux jeunes, ce mariage est impossible faute de moyens.
Donc, ces frustrés se transforment en animaux en rut et même le voile n’arrive pas à calmer leur « énergie ».
Pourtant, cette situation de frustration n’est pas nouvelle, le sexe hors mariage est interdit depuis toujours sous ces cieux et ce fut le cas aussi chez nous.
Par contre ce qui est nouveau c’est l’incapacité de ces messieurs à maîtriser leurs pulsions.
Pour avoir vécu dans la région, j’ai quelques souvenirs qui me viennent.
Rien de grave, juste cette pression dans certains lieux, des regards et des pss pss de gamins qui auraient pu être mes fils.
J’ai personnellement une analyse partielle qui vaut ce qu’elle vaut.
Dans tous ces pays, le satellite « libre » diffuse gratuitement un nombre incalculable de chaines X.  C’est inimaginable.
Les seules images  de vie sexuelle qui sont accessibles sont des films X.
Ces jeunes construisent leurs fantasmes et leurs rapports aux femmes sur des images dégradantes et violentes. Ils en viennent à penser que la femme est un objet sexuel point barre et surtout ces images exacerbent leurs pulsions inassouvies.
Ils sont persuadés qu’il suffit de dire « hé mademoiselle ! » pour que les voiles tombent et les portes jarretelles  s’offrent.
C’est bien triste et cela renvoie à d’autres frustrations. Le net, les chaines satellites  leur présentent une société de consommation qu’ils  ne peuvent que regarder.
Ils voient sans arrêt (ils ont le temps, ils sont sans emploi) des objets de consommation inaccessibles pour eux et la femme inaccessible devient elle aussi un objet de désir de consommation.

La seule différence entre la femme et les autres objets de consommation c’est que la femme n’est pas que derrière un écran ou une vitrine, on la croise dans la rue.
Les religieux intégristes ont su récupérer ces désirs inassouvis et cette frustration. Non pas en proposant une transcendance mais en transformant la femme en bouc émissaire, permettant du même coup aux puceaux tardifs de s’exonérer de leurs pulsions.
Certes les femmes ont emboîté le pas se couvrant de voiles de plus en plus opaques mais peine perdu. Rien n’arrête le mâle en rut.

Vous reprendrez bien une tranche (Lady Gaga et sa robe en viande)
Changement de rive, revenons  en France.
Nous voyons ce reportage et nous nous indignons devant tant d’animalité, bien calés dans nos fauteuils. Nous crions au scandale devant ces images.
Chez nous, nous avons le droit au sexe hors mariage, donc nous sommes « avancés » face à ces barbares.
Trop bien !!!!
Certes le sexe n’est plus un objet de désir inassouvi. C’’est même presqu’un droit  sous nos latitudes non ? L’amour libre, les sex friends et j’en passe. 
Mais l’homme est un être de désir  et tout nous pousse à en avoir de nouveaux, toujours plus… toujours plus frustrés. Nous ne supportons pas la frustration.
Et nos enfants ?
Ils n’ont rien à voir avec les jeunes égyptiens me direz-vous. 
Certes le harcèlement sexuel dans la rue n’a pas la même visibilité mais il existe et pas que dans les « quartiers ».  
Pourquoi une fille dirait-elle non à l’heure des mœurs libres et de la pilule ? Combien de filles sont droguées dans les soirées entre jeunes  pour être sur de pourvoir la réduire à un objet de consommation ?
Pourquoi hésiter à se laisser faire de plus en plus jeune puisque la société admet que c’est légal et donc peut être moral en permettant la contraception  à des bébés de 13 ou 14 ans  sans en informer les parents.
J’ai envie, donc je prends.  Et cela des deux côtés de la méditerranée.
Plutôt que de lutter pour faire ce que ce que l’on veut  de notre corps, selon nos désirs, ne devrions-nous pas plutôt lutter contre la banalisation du désir en lieu et place de l’amour  empreint de respect.

Plutôt que de vouloir toujours plus, ne devrions-nous pas plutôt vouloir toujours mieux.

Passez de la consommation au respect et dans l’amour.

Ici et ailleurs.

1 commentaire:

  1. Plutôt que de vouloir toujours plus, ne devrions-nous pas plutôt vouloir toujours mieux?

    Passez de la consommation au respect et dans l’amour.

    Ici et ailleurs.

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