vendredi 2 mars 2012

De l’utile à l’irremplaçable.



Je vous disais il y a quelques jours que j’avais besoin de retirer les cailloux qui rendent mon cœur pesant (voir l’évangile du jour1 pour avoir une  idée sur quelques-uns de ces minéraux)

La réflexion d’un ami m’amène aussi à réfléchir sur le poids de l’utile dans mon quotidien.
Qu’est-ce qui m’est utile en fait ?
Je pourrais reprendre la chanson de Boris Vian    en rajoutant, un ordinateur, un smartphone.  
Toutes ces choses sont si utiles quelles me paraissent finalement indispensables. Je ne peux m’en passer sauf à faire un réel effort.

Qu’est-ce qui ne m’est pas indispensable  alors ?
En fait je peux reprendre à peu près la même liste que celle des choses qui me sont utiles.

Reprenons le dictionnaire :
Est utile ce qui rend service.  Et est inutile ce qui ne sert à rien.
Est indispensable ce dont je ne peux me passer et accessoire ce dont je peux me passer.

Par un glissement sémantique,  à l’heure actuelle, une chose utile est dite indispensable alors qu’elle est en fait accessoire. Et l’indispensable semble donc se réduire à l’utile.  
Et pourtant bien des choses inutiles me sont indispensables. Vous savez les trucs comme l’amitié, la famille.

Attention saut du coq à l’âne !
J’entends dans le bus la réflexion suivante « t’es inutile comme gars ».  Sous-entendu, tu ne sers à rien. 
Faut-il en déduire qu’on peut donc se  passer de ce gars inutile ?
Je ne m’aventurerai pas plus loin sur les dérives que peuvent engendrer cette réduction  du gars à son utilité  mais je pense que vous trouverez tous seuls. (sinon ya ça)

Je suis consciente d’y aller un peu fort mais j’aimerais que le regard que nous portons sur le monde soit moins utilitariste pour les objets qui nous entoure mais surtout pour la vie qui nous entourent.

Et à ceux qui me rétorqueraient que nul n’est indispensable,  je réponds chacun est irremplaçable.

Pour conclure, en ce temps de carême, je vais m’efforcer de me désencombrer de ce qui est accessoire et choyer ce qui est irremplaçable.






Et ça c’est utile.









1 Matthieu 5,22-24
 Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

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