lundi 23 janvier 2012

Un dimanche plein d’amour.


Ce dimanche, était le jour de l’amour  chez nous, nous avons célébré un anniversaire en famille et dans une contraction de l’espace-temps, j’en ai oublié twister, Facebook, blog, téléphone etc. pour profiter de ce moment IRL avec les gens que j’aime.
Ce même jour, du côté du Bourget, Hollande livre son secret devant les militants socialistes : il aime les gens.
Au même moment, une foule toute aussi conséquente défile dans Paris pour proclamer qu’elle aime la vie.
Le seul point commun de ces trois déclarations d’amour est bien évidemment un hasard de calendrier mais il m’amène à réfléchir en ce lundi  sur cet amour des gens, le secret révélé au Bourget.
François Hollande : « je prends chaque regard comme une attente, chaque visage comme une curiosité, chaque poignée de main comme une rencontre, chaque sourire comme une chance. ». C’est beau et louable, mais sa définition du «j’aime les gens »  est un peu courte.
Aimer les gens, ce n’est pas seulement avoir un regard curieux et bienveillant sur l’autre. C’est uniquement la première étape. Aimer les gens, c’est aimer tous les gens et  se mettre à leur service. Aimer les gens c’est défendre l’intérêt général  ou encore mieux le bien commun et pas aimer les uns contre les autres.
« Mon adversaire, c’est le monde de la finance » nous dit-il. Est-ce aimer les gens que de leur désigner un bouc émissaire en évacuant au passage la responsabilité de la gauche dans la dette, de la droite dans la dette et finalement de chacun dans la dette.
Le système financier doit être réformé. Tous les leaders politiques éligibles s’accordent sur le sujet. Taxes sur les transactions financières, séparation de la banque de dépôt et de la banque d’investissement, quel que soit le candidat choisi, ces mesures seront appliquées et sans doute à un niveau plus global que la France. Lutte contre l’évasion fiscale, tout le monde est d’accord aussi, sauf peut-être les évadés au rang desquels on retrouve Yannick Noah le chauffeur de salle de François Hollande…
Est-ce donc la peine de crier haro sur le baudet (le monde de la finance)  qui rappelons-le au passage assure les fins de mois de notre état dépensier depuis les dizaines d’années ?
Aimer les gens, ce n’est pas leur présenter un bouc émissaire, ni les faire rêver.  Aimer les gens, c’est les mobiliser tous pour le bien commun. C’est mettre chacun devant ses propres responsabilités en tant que financier, consommateur, producteur, investisseur, travailleur, syndicaliste. Aimer les gens c’est passer de l’affrontement à la coopération juste.
Je ne veux pas d’un discours politique d’espérance, je veux un discours lucide sur la reconstruction.  Je ne veux pas espérer des lendemains qui chantent ici-bas, je veux les bâtir avec tous, dans l’équité et la responsabilité.
Bref je veux plus qu’un amour bisounours
Et pas qu’en politique ;)


Post-scriptum, j'ai hésité à mettre une illustration "bien sentie" à ce texte...
Finalement, et pour appliquer le discours de responsabilité et de coopération que je défends, j'ai renoncé à la tentation, mais ce fut dur.

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