mercredi 25 janvier 2012

Petit manuel de silence et parole à l’usage des tweeters et autres parleurs du web dont je fais partie





J’ai réalisé aujourd’hui, la chance que j’avais de pouvoir faire entendre ma parole au-delà de mon cercle de connaissances. Au mieux elle est lue, au pire elle ne l’est pas, mais dans tous les cas, elle est possible et personne ne peut m’interrompre tant que je n’ai pas fini ma phrase (na !). A mi-chemin entre le débat IRL et l’échange  épistolaire, les réseaux sociaux sont une chance.
Une chance en effet dont  il me faut faire plus qu’en profiter.  En profiter, ce serait parler de tout et de rien (3615 mylife comme disent mes enfant), ou « troller » (une façon de couper la parole sur le net). Et pour cela, j’ai une autre chance: le silence. Le silence y compris dans le débat acharné.

Sur le net, le silence parle.


Le silence quand tu me parles :
 J’ai la possibilité en lisant tes mots de prendre le temps de les entendre vraiment. 
Dans le silence, j’écoute le sens de tes mots au-delà de leur son. 
Je peux, suivant les cas, les savourer loin du bruit ou faire un silence réprobateur.
Ce silence va aussi me permettre de  t’imaginer. Je peux ainsi donner un corps à ta parole. 
Derrière tes mots, il y a toi, quelqu’un de bien réel.



Le silence quand je parle aussi :
Dans le silence, je peux mûrir ma parole, la ciseler pour qu’elle te parle, pour que tu puisses l’entendre, pour qu’elle soit vrai et utile dans notre échange. 
Je peux même trouver un bon mot qui te fera sourire (chose dont je suis incapable en temps normal). 
Ce silence me permet aussi d’éviter de ne faire que du bruit. Il peut m’éviter aussi  de te blesser aussi surement que dans un face à face en sur-réagissant ou en ridiculisant ton discours.


Que cette parole soit à portée spirituelle ou plus simplement mon point de vue sur l’actualité, elle ne peut être vivante et vraie que par le silence, sa respiration.

CTRL F10

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire