mardi 31 janvier 2012

Notre Père



Notre Père qui es aux cieux
Jésus dit mon père en parlant de Dieu. « Nous disons notre Père car il n’est notre Père que lorsque nous formons ensemble le Christ unique, en qui et par qui seulement nous avons le pouvoir et le droit de dire 'Père', parce qu’en lui et par lui seulement, nous sommes 'enfants' » Benoit XVI Frères en Christ
Qui es aux cieux. Ici-bas, nous sommes en devenir d’être fils de Dieu. On dit qu’on le devient par le baptême. On le devient, mais ce devenir ne s’arrête pas au baptême. C’est un long cheminement, qui s’achèvera à notre retour auprès du Père. Là, oui, nous serons véritablement Fils aux cieux, du Père des cieux.

Que ton nom soit sanctifié
Le nom de Dieu: « celui qui est » dévoilé à Moïse  et prononcé une fois par an par le grand prêtre dans le saint des saints du temple est sanctifié lorsque nous demandons à devenir, en Eglise, le véritable Temple (le corps du Christ) où demeure le Saint Nom, et où le véritable Grand Prêtre, Jésus Christ, qui vient habiter en nous, peut le prononcer.

Que ton règne vienne
Le Royaume de Dieu est avant nous. Il s’est approché dans le Verbe incarné, il est annoncé à travers tout l’Evangile, il est venu dans la mort et la Résurrection du Christ.  Nous attendons la venue finale du Règne de Dieu par le retour du Christ (Tt 2, 13). Cette prière doit être active car « heureux ceux qui ont un cœur de pauvre, le royaume des cieux est à eux ».

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel
Sur la terre comme elle l’est déjà au ciel.  Mets nous en disposition d’accueillir ta volonté, de recevoir d’en haut ce qui va nous régler. Et cela n’est possible que parce que nous sommes libres de conformer ou non notre volonté à celle de Dieu

Fin de la première partie
La première vague nous porte vers Lui, pour Lui : ton Nom, ton Règne, ta Volonté ! C’est le propre de l’amour que de penser d’abord à Celui que nous aimons.
Dans la seconde partie, nos demandes concernent notre vie, comme telle, soit pour la nourrir, soit pour la guérir du péché.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Le pain matériel mais surtout spirituel: ta parole, ton eucharistie,  dans la quantité dont nous avons besoin ce jour, comme la manne. Nous te faisons confiance pour nous rassasier.

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Nous ne cessons de pécher, de nous détourner de Dieu. Nous revenons à lui, comme l’enfant prodigue (Lc 15, 11-32), et nous nous reconnaissons pécheurs, devant lui. Ton pardon n’est pas à la mesure de mon propre pardon à ceux qui m’ont offensé. Ton pardon est à la mesure de ma demande de pardon.

Troisième partie
Les deux dernières demandes concernent le combat même de la prière contre le Mal

Ne nous soumets pas à la tentation
Ne nous laisse pas entrer en tentation, c’est-à-dire acquiescer au mal.
" Aucune tentation ne vous est survenue, qui passât la mesure humaine. Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter " 
Nous te demandons par la prière d’être à notre côté dans ce combat. Jésus le dira lui-même à ses disciples peu avant sa passion : « priez pour ne pas entrer en Tentation ».

Mais délivre-nous du mal
Délivre-nous du prince du Monde, de Satan. De cet ange déchu qui veut nous entrainer dans sa chute par son discours séduisant.
Il y a, d’une part, les puissances du marché, du trafic d’armes, du trafic de drogue, du trafic d’êtres humains, puissances qui pèsent sur le monde et qui jettent l’humanité dans des contraintes auxquelles on ne peut résister. Aujourd’hui aussi, il y a, l’idéologie de la réussite, du bien-être, qui nous dit : Dieu n’est qu’une fiction, il ne fait que nous prendre du temps et il nous fait perdre l’appétit de vivre. Ne te soucie pas de lui ! Cherche seulement à jouir de la vie autant que tu peux. (Benoit XVI, Jésus de Nazareth)

Par cette prière
Nous nous laissons adopter tous ensemble par Dieu en priant « Notre Père qui es aux cieux ».
Nous nous laissons sanctifier, par la gloire de son Nom qui vient habiter en nous.
Nous nous abandonnons totalement à cette présence de Dieu afin de ne plus être soumis qu’à sa seule règle, et être ceints de la Vérité.
Dans cette obéissance nous relevons le défi de la volonté libre, de l’agir responsable, et portons la cuirasse de la justice.
Parce que nous ne pouvons pas vivre seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, nous chaussons avec cette prière le zèle à annoncer l’évangile.
Nous nous confions à la miséricorde de Dieu, et armés du bouclier de la foi,
Nous le suivons avec confiance et courage jusque dans l’épreuve ;
Pour qu’enfin, avec le Christ-chef et le glaive de l’Esprit, nous sachions discerner le mal et l’affronter.
C’est tout pour nous. Le Seigneur fait tout le reste. 
Amen, que cela se fasse


Merci au Saint Père, au Père Christian Dioré et à Pneumatis  qui  par leurs écrits dont j'ai repris certains passages, ont alimenté ma méditation.

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