lundi 14 novembre 2011

Ping pong, ping pong


C’est reparti, les politiciens rivalisent de petites phrases et de bons mots.  Pedalo, Babar, Ping ! On attend, gourmands, le pong.

Les medias apprécient ce débat  twitter (pas plus de 140 caractères) qu’ils peuvent utiliser comme titre pour un article. Article qui sera par ailleurs vide de contenu.
Nous regardons  ce combat des mots avec une certaine jubilation comme dans la cour de récré de notre enfance.
Certains sont des spécialistes du créneau, on les appelle populistes (de droite comme de gauche). Ils entrent dans le match comme on entre dans l’arène, fourbissant leurs armes clownesques, ils nous offrent des jeux (et nous en redemandons) faute de pouvoir nous expliquer comment ils nous procureraient du pain.
D’autres, les seconds couteaux des grandes teams, distillent aussi  des petites phrases  pour soutenir leurs champions qui eux ne s’abaissent pas à entrer dans le jeu. Leur image de présidentiable en pâtirait. Mais, ne nous leurrons pas, ils sont bien contents que leurs équipes meublent le terrain.
Les vrais débats, ceux que nous attendons viendront peut-être plus tard. Mais les attendons-nous vraiment ?
C’est tellement plus facile de jeter le bébé avec l’eau du bain. Tous pourris et demain je m’abstiens.  Nous avons  peur et nous ne comprenons pas des tenants et les aboutissants de la crise alors nous nous refugions dans le nihilisme quand ce n’est pas pire.
A nous de nous poser les bonnes questions si nous voulons avoir les bonnes réponses. Que voulons-nous savoir pour voter demain en conscience. Quels sont les sujets qui  détermineront notre choix de demain.  Une fois cette réflexion menée, nous pourrons  demander des réponses et être exigeants sur leur qualité.
Personne ne nous force à arbitrer ces jeux de ping pong.  Nous pouvons cessez d’être leurs followers. Profitons de leurs blogs ou autres point de contact possibles pour prendre l’initiative en ne tombant pas à notre tour dans le ping pong verbal  et en étant exigeants sur la qualité de nos interventions.
Au fait,  pendant ce temps, le monde poursuit sa course folle.

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