mercredi 16 novembre 2011

AAA, ce n’est pas drôle.



Nous sommes en guerre avec les marchés nous dit on et certains donc Koz ont bien compris que nous sommes une fois de plus à la recherche d’un bouc émissaire pour dissimuler les réelles responsabilités.  
Nous avons dépensé plus que nous n’avions.  En période de croissance, nous n’avions pas de problème à rembourser nos emprunts mais aujourd’hui avec une croissance annuelle de 1.5 cette année  et  0.6 à 1 en 2012, le poids de la dette devient insoutenable.
Notre gouvernement se bat pour que la France garde son triple A.  Dans les faits, nous l’avons déjà perdu. Jacques Attali, l’explique ici.


Deux plans de rigueur plus tard et promis  il n’y en aura pas d’autre, la commission européenne juge que les mesures prises par la France sont insuffisantes.
Dans le même temps, les annonces de plans sociaux  se succèdent (Société Générale, Peugeot...). Les uns encaissent la facture grecque, les autres ajustent leurs effectifs à leurs ventes en Europe qui diminuent.
Certes, la période pré-électorale rend nos hommes politiques frileux mais  objectivement, il va nous falloir revoir sérieusement notre train de vie.
Oui les  gouvernements successifs ont endettés  la France mais de nombreux hommes politiques le disent depuis longtemps et nous ne les avons pas écouté (Juppé en 1995, Bayrou en 2007 …)  préférant continuer à nous bercer d’illusions.
Plutôt que de chercher des responsables  (nous en faisons tous partie),  soyons solidaires dans la crise plus que nous l’avons été dans l’abondance. 
Les français ont, semble t- il comprit la gravité de la situation si on considère le peu de mouvements sociaux et le peu d’indignation.
 Mais lorsqu’il va falloir prendre les mesures impopulaires qui s’imposeront, et il le faudra, soyons vigilants à ne pas avoir de réactions corporatistes. Si chacun défend son « bout de gras » nous n’y arriverons pas et pensons surtout  à ceux qui n’ont pas de « bout de gras ».  
Et lorsque nous irons voter, ne nous laissons pas berner par des discours populistes.
Demain, on ne rasera pas gratis. 

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